Il faut bien en arriver à la constatation suivante : de nos jours peut-on penser différemment et le dire ?
Outre le fait concevable que nous devons faire attention à ne pas dire n’importe quoi, les propos anti-sionistes, homophobes, racistes, ou tout autre point de vue différent de la pensée universelle doivent-ils être proscrits de nos raisonnements ou de notre psyché ? Après tout, j’ai le droit en tant qu’individu à avoir une autre opinion que l’ensemble de mes concitoyens ou d’un ensemble de personnes (souvent où toujours les mêmes) gérant les sphères intellectuelles d’une nation ! Mon éducation, mon enfance, l’expérience acquise, les relations amicales ou de mon emploi, mon niveau scolaire en un mot tout ce qui fait ou a fait ma vie me permettent de me faire ma propre opinion sur tel ou tel sujet et d’en exprimer une analyse différente de celle faite par une « élite » intellectuelle qu’elle soit de droite où de gauche voire du centre. Et le dire fait-il de moi un franc-tireur ?
De nos jours des associations portent plainte contre des individus lambda, artistes, politiques, parce qu’ils osent dire ce qu’ils pensent. Le moindre petit mot écrit ou dit lors d’un article où d’une itw concernant les noirs, les arabes, les homos, les handicapés, les juifs… est sanctionné par un procès. Sommes-nous devenus intolérants ? Allons-nous penser la même chose sur tous les sujets passés, présents, futurs ? Dans nos écoles, lycées, universités, dès qu’un étudiant franchit la ligne, il est mis (se) au rancart par ceux qui pensent comme la majorité. Même les professeurs s’alignent sur cette uniformisation de peur de la réaction des parents d’élèves devenus une force ignorante et puérile de notre société. Les pouvoirs successifs favorisent ce réflexe, à savoir penser comme tout le monde, dans le but non dissimulé d’obtenir les voix électorales de ces groupuscules devenus importants aux fils des années pour gagner des élections. Mais est-ce vraiment acceptable ? Ne privilégie-t-on pas ainsi des groupuscules minables à devenir des forces indispensables à la réélection ? Leurs intellects stagnants pataugeant dans des méditations, observations, considérations foireuses me consternent !
Qu’en pensez-vous ?