L’UE financerait des organisations non gouvernementales (ONG) pour fabriquer une légitimité démocratique illusoire et promouvoir ses propres intérêts, au détriment des citoyens européens.
Une société civile artificielle au service de l’agenda européen : Thomas Fazi l’auteurde ce rapport, pose le décor avec une affirmation choc : « Cela a exacerbé la nature antidémocratique, élitiste et bureaucratique de l’Union européenne en créant une société civile artificielle. C’est une opinion publique artificielle, utilisée pour fournir une légitimité démocratique artificielle et des demandes artificielles pour des politiques que la Commission veut mettre en œuvre.«
Selon lui, l’UE orchestre une façade de participation citoyenne via des ONG financées par des fonds publics, notamment à travers le programme « Citizens, Equality, Rights and Values » (SERV), doté de près de 2 milliards d’euros dans le budget 2021-2027. Ces organisations, loin d’être spontanées, serviraient à promouvoir des idéologies progressistes – « genderism », « climatism », multiculturalisme – mais surtout à glorifier l’intégration européenne. Fazi cite l’exemple des organisations fédéralistes, grassement subventionnées pour vanter « les bénéfices de l’UE » et appeler à « une intégration encore plus poussée ». Ce faisant, l’UE ne refléterait pas l’opinion publique : elle la construirait de toutes pièces.
Fazi établit un parallèle avec USAID, l’agence américaine d’aide internationale, accusée de déstabiliser des régimes hostiles aux États-Unis : « Comment le financement par la Commission européenne d’ONG opposées à des gouvernements démocratiquement élus dans des États membres diffère-t-il de cela ? Comment cela n’est-il pas une forme d’ingérence étrangère ? »
Il cite la Pologne sous son ancien gouvernement conservateur et la Hongrie d’Orbán comme cibles potentielles, où des ONG financées par Bruxelles pourraient défier la volonté populaire. Cette « propaganda par procuration », comme Fazi la nomme, renforcerait une élite supranationale non élue, au détriment des parlements nationaux et des électeurs.
Il est temps de se réveiller …