VENEZUELA

Bombarder un pays souverain, enlever son président élu, l’exfiltrer comme un criminel : voilà ce que Washington a fait au Venezuela ce 3 janvier 2026.
Sans masque.
Sans hypocrisie feinte.

L’ordre international «fondé sur des règles» vient de tomber le dernier voile.

Ce qui reste ?
Une vérité nue : la force impose, le récit absout, le droit se tait.

C’est l’épitaphe d’un empire qui ne gouverne plus par la persuasion, mais par la bombe.

Voilà maintenant 24 heures que les États-Unis ont enlevé le président vénézuélien Nicolas Maduro, l’ont équipé de protections auditives et d’un bandeau sur les yeux, façon “guerre contre le terrorisme”, et l’ont transféré à New York pour y être jugé sur l’accusation mensongère d’être à la tête d’un cartel de la drogue fantôme.

(Les protections auditives et le bandeau, ainsi que la photo publiée par les États-Unis montrant Maduro portant ces équipements, constituent en outre des violations de la Convention de Genève).

Au cours de l’opération, au moins 40 Vénézuéliens auraient été tués, dont des civils qui dormaient paisiblement dans leur lit lorsque leur immeuble a été détruit par un missile Hellfire tiré par un avion de chasse américain. Selon PBS, The Guardian, The Washington Post et d’autres médias, cette violence meurtrière et cette violation flagrante du droit international constituent un “raid audacieux”.

ABC News l’a même qualifié de de “stupéfiant”.

Sky News l’a déclaré “spectaculaire” et “stupéfiant”, et évoqué des bombes “illuminant le ciel nocturne”.

On aurait pu les croire en train de décrire un feu d’artifice du Nouvel An plutôt qu’un coup d’État meurtrier contre le dirigeant d’un pays souverain.

Les responsables européens, de Macron à Starmer, se sont montrés frileux dans leurs réactions et ont refusé de condamner l’attaque, invoquant tous la justification belliciste (comme on s’y attendait hier), affirmant que Maduro est un dictateur voué à quitter le pouvoir. Macron a habilement usé de la voix passive, comme si Maduro avait été destitué par magie plutôt que la cible d’une violente agression.

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Les dirigeants sud-américains ont bien sûr adopté un ton différent. Le Brésil, la Colombie, Cuba et le Mexique ont tous condamné cet acte de guerre illégal et ce terrorisme d’État. D’autant qu’il n’est pas exclu qu’ils soient les prochains sur la liste. Hier soir, dans une interview accordée à Fox News, Trump a déclaré :

“Il va falloir faire quelque chose au sujet du Mexique”,

“Cuba est un sujet que nous aborderons tôt ou tard”

“On va devoir recommencer dans d’autres pays. Nous pouvons y arriver. Personne ne nous en empêchera”.

Il l’a vraiment dit. Les éloges et l’absence de condamnation l’ont enhardi.

Honte à l’Europe, honte aux dirigeants libéraux et à leurs laquais des médias qui dénonçaient les dangers de Trump pour finalement cautionner son gangstérisme.

Mettons les choses bien à plat. Le Venezuela n’était pas opprimé par Maduro. Le Venezuela était victime des États-Unis.

À présent, c’est amplement que Donald TRUMP mérite le Prix Nobel de la Peste !

En ce grand jour de glaire épaisse, c’est avec enthousiasme que nous admirons tous et toutes l’extraordinaire courage du fantastique Président des merveilleux États-Unis, là où règne en maîtresse absolue la splendide Démocratie universelle. Car Donald Trump a enfin récompensé le Vénézuéla comme il le méritait, à grand renfort de bombinettes humanitaires généreusement larguées sur Caracas. Tandis que Maduro, le président de ce Narco État traficotant, a été gracieusement invité à séjourner en première classe dans le centre de villégiature le plus luxueux de New York.

Tout cela en parfait accord avec les lois, règles et Traités internationaux en vigueur, bien entendu, est-il nécessaire de le préciser ? Allégation avérée par les tonitruantes ovations unanimes de la Communauté internationale, présente au grand complet à l’ONU et applaudissant à tout rompre…

La très probable étape suivante sera soit la confiscation totalement légitime du Groenland, ou bien alors l’annexion législativement automatique du Canada en tant que cinquante et unième État US. Pour mener à bien ces deux actions, il suffira à Donald Trump d’émettre pour chacune un énième « DÉCRET » – cette procédure tout à fait inédite dont il a le secret, brevetée et impossible à imiter – décrets dûment ratifiés et gratifiés de sa gigantesque signature purement artistique…

A moins qu’il ne donne la priorité au Canal de Panama, ce site logistique incontournable qu’il convoite aussi avec voracité ; tant qu’à faire pourquoi pas, ce n’est jamais qu’un décret de plus, au bas duquel il n’aura encore qu’à griffonner son célèbre seing à l’encre noire sur fond blême.

Enfin, il n’est pas non plus inenvisageable qu’il s’allie avec la Russie poutinesque afin d’attaquer l’Union européenne, cette monstrueuse fédération d’États voyous « uniquement créée afin de l’emmerder personnellement », ainsi qu’il l’a déclaré dès le début de son second mandat. Tout comme Israël, son seul féal allié actuel factuellement cruel, les braves États-Unis ont également « le Droit de se Défendre » voyez-vous, quoi de surprenant ? Et dans ce cas, nous les gueuropéens survivants, deviendrons fièrement les citoyens et citoyennes de son BANTOUSTAN le plus docile, parmi toutes ses glorieuses conquêtes pacifiques de territoires vacants…

NO PASARAN